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La mauvaise vie

La mauvaise vie

Frédéric Mitterrand est aujourd'hui au centre de la controverse, lancée par Marine le Pen, sur ses activités revendiquées de tourisme sexuel en Thaïlande. Au-delà de l'identité de l'accusatrice, d'ailleurs reprise -c'est un signe- par une partie non-négligeable de la classe politique, ou de l'âge de ses victimes, ces révélations dénotent une vision de l'homme peu compatible avec la fonction de ministre, et encore moins de ministre de la Culture.

En effet, même en supposant les victimes majeures, ces actes sont inexcusables : Mitterrand a ainsi sciemment profité du dénuement d'une personne pour profiter de faveurs sexuelles ; il a collaboré à faire de la personne humaine -et d'une de ses dimensions fondamentales, la sexualité- un marché. Pire, il revendique cette attitude en se réfugiant derrière un parapluie idéologique : la posture de l'artiste.

Mettre en place un culte de l'artiste, qui a remplacé celui de l'oeuvre d'art, constitue une porte ouverte à tous les abus : l'artiste n'aurait, pour justifier des actes objectivement répréhensible, qu'à arguer de sa condition d'artiste, qui serait une sorte d'expérimentateur de l'humain, et à qui toute licence devrait être permise. Mais ce serait considérer l'être humain -et en particulier, son corps- et autrui comme de simples objets.

Jean-Paul II, sans nier que le corps, puisse être l'objet de l'expérimentation artistique, avait su souligner en les dangers, dans ses catéchèses sur la place du corps dans l'art. Ceux-ci étaient : l'anonymisation de la personne, l'appropriation qui remplace le don, la violation de la pudeur, la difficulté à communiquer la personne dans son intégrité.

Frédéric Mitterrand a sombré dans la pornographie (qui signifie étymologiquement 'représentation de la prostitution') : non content de vivre dans sa vie personnelle la violation de la dignité de la personne dans le commerce de la chair, en utilisant son pouvoir économique pour s'emparer de créatures anonymes dans l'unique but de satisfaire son ego, ce qui serait avant tout une question pour sa propre conscience, il a érigé ce système en art de vivre, l'a représenté et revendiqué dans ces écrits, promouvant ainsi une contre-culture, aux effets politiques et humains désastreux.

Frédéric Mitterrand est le ministre de la Culture de mort. Renvoyez-le.

 
 

 
 

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