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Brèves : soirée télé

Brèves : soirée télé

Publié par Incarnare le mardi 17/11/2009 - 02:09 - Blog

Ce soir, c'était soirée télé. Ceux qui me suivent sur Twitter savent déjà mon peu d'estime -que j'essaie de compenser par plus d'amour- pour Caroline Fourest. Sans que cela vaille adhésion aux thèses de Tariq Ramadan (que je ne connais pas, tout autant que je confesse mon ignorance -au moins partielle- de l'Islam), il faut reconnaître que ce dernier a su mettre la femme face à ses contradictions, exhibant citations fréquemment tronquées et détournées de leur sens par elle.

La défaite du terrorisme intellectuel de la dame ainsi acquise, j'ai pu zapper... pour tomber sur France 2 sur Complément d'enquête (en streaming bientôt) qui signait une enquête intitulée "Sexe : enquête sur ces Français qui ont besoin d’amour", qui évoquait la misère affective et sexuelle de certains de nos concitoyens. Mais avant de découvrir un reportage sur un paysan désespéré de trouver l'âme soeur, on a pu ainsi visionner un sujet sur ces hommes qui vont en République Dominicaine pour y pratiquer le tourisme sexuel.

Je vous livre ici quelques citations. Un italien, à qui l'on demande pourquoi il ne cherche pas plutôt une femme à aimer chez lui, répond directement : « je ne crois plus à l'amour ». Drame d'une vie blessée qui, en réaction, va se repaître du corps des autres sans se rendre compte qu'il ne fait que répercuter cette réaction en chaîne. Une prostituée propose une analyse de la société dominicaine1 : «Les hommes dominicains font des enfants et laissent les femmes s'en occuper. Dans notre pauvreté, nous faisons ce qu'il faut pour nourrir nos enfants ». Gardons à l'esprit ces paroles, lorsque nous déconstruisons pierre par pierre le mariage, rappelons-nous que l'ivresse du libertarisme conduit à la gueule de bois de la déresponsabilisation masculine et à la pauvreté des femmes.

Le plateau suivant le reportage est tourné dans un club libertin. L'invitée, auteur d'un livre sur cet univers, confirme : «oui, ici je me suis souvent sentie l'objet des hommes » mais « je voulais être la reine de la nuit ». Pensant défendre sa cause, elle continue : «en étant agenouillée devant un homme pour une fellation, on ne se sent pas forcément dominée : ça peut être nous qui dominons l'homme intérieurement ». Bien étrange monde où les relations hommes-femmes ne sont perçues que dans le rapport de domination, d'usage du corps de l'autre comme d'un objet, pour une jouissance essentiellement personnelle.

Le meilleur antonyme d'aimer n'est pas haïr. C'est "utiliser".

  • 1. celle de la république, pas de la congrégation..

 
 

 
 

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